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L'interview : The Drafts

Reportages Publié le 04/12/2019

Présentation express, le parcours du groupe jusqu’ici ?

The Drafts, originaire de Tours, c’est d’abord quelques titres que j’avais composé il y a 3 ou 4 ans et que j’ai fini par partager avec un pote. Il m’a finalement lancé sur l’idée de monter un groupe et c’était parti ! Cette personne n’est plus dans The Drafts mais à travers lui j’ai pu rencontrer Lucas et Cédric, batteur et bassiste. Plus récemment, Alex nous a rejoint à la guitare.

Pourquoi le nom The Drafts ?

Il n’y a pas de signification particulière, on voulait un nom court qui se retienne assez bien, facile à reconnaitre avec un « The » devant.  Dans la lignée des groupes que j’aime depuis longtemps, comme les Clash ou les Strokes.

Quelles influences et comment le groupe fonctionne en coulisses ?

Et bien moi je compose mes morceaux et ensuite je les propose aux gars. On en discute, on voit lesquels on peut adapter en live ou lesquels vont finir sur le disque. Comme je suis souvent devant mon ordi quand je compose, j’ajoute pas mal d’électronique et plus d’instruments qu’on peut réellement jouer ; donc forcément on va choisir les morceaux en fonction de ces paramètres ou on les réadapte pour pouvoir les jouer en live.

Un premier EP est sorti en 2017, la suite ?

Début 2017, on a sorti un premier EP intitulé 2018 EP et composé de 3 titres qui marquent pour nous les vrais débuts du groupe. Le second est sorti cette année, le 29 novembre, et contient 4 nouveaux titres. On a mis un peu de temps entre les deux, mais on a pas mal composé quand même durant cette période. En fait on donne depuis 2019 un lien aux personnes qui achète notre « CD » Random Greatest Hits en concert, qui renvoie vers une playlist privée en ligne où il n’y a que des inédits. Ça permet de remercier les gens qui nous suivent avec des morceaux pas encore sortis et de nous renouveler plus souvent. Je ne sais pas si on peut parler de « vraie » sortie mais c’est quand même de la musique. Après sur le dernier EP The First Match, un titre a été écrit il y a 10 ans, deux autres il y a 2 ans et un dernier il y a quelques mois. On est dans un élan où on travaille comme pour des compilations, mais en cherchant néanmoins une cohérence entre les titres.

Quel regard portes tu sur la scène locale ?

Ça bouge pas trop mal, il y a un gros renouvellement et pas mal d’entraide entre musiciens avec un gros réseau.

Vendredi au Temps Machine niveau setlist, le dernier EP sera mis en avant ?

On joue un peu de tout, on a pas mal de morceaux, on change au fur et à mesure que les concerts avancent. On jouera moins le premier EP, mais l’intégralité du dernier avec pas mal de morceaux pas encore enregistrés.

Les influences du groupe ?

On est sur du Daft Punk, Nirvana, les Clash, The Strokes, Artic Monkeys, Jack white…voilà en vrac et après des trucs comme Depeche Mode pour les influences plus électroniques ou John Carpenter. Après j’aime beaucoup parler des Clash bien qu’ils ne soient pas représentatifs mais il y avait justement ce mélange comme faire du dub et du punk au sein d’un album moi c’est quelque chose qui m’a toujours fait envie parce que le rock peut se permettre de faire ça.

Niveau visuel aussi, on est proche de la science-fiction, c’est un univers qui t’es proche ?

Oui j’adore la science-fiction, les jeux vidéo, dans la vague des arts numériques, les mouvements cyber punk, avec des néons, de la 3D et des effets vidéo rappelant les années 90. La première pochette du 1er EP c’était un peu une blague avec Drafts écrit en penché à la Star Wars et des petits aliens qui se réfèrent aux jeux d’arcade Space Invaders.

Les projets à venir ?

Déjà la tournée, on a 3 dates le même we avec le off des Trans Musicales de Rennes, le Temps Machine et la finale du tremplin Rock à P.A.R en Touraine. Après le gros projet en cours c’est la création d’un studio/salle de répet pour faire des live sur internet qu’on va monter à Tours. On aimerait y instaurer un rendez-vous hebdomadaire en live avec les internautes. On va commencer tranquillement dans notre coin mais plus tard on aimerait bien mettre en avant d’autres groupes. On a aussi notre deuxième clip qui va sortir courant janvier, le premier est sorti juste avant la sortie du nouvel EP. C’est nous principalement qui réalisons les clips, moi et mon frère Félix mais après c’est comme la musique, moi j’apporte les idées et après on fait les choses ensemble, les gars du groupe m’aident à enrichir les idées. Et il y a aussi Alice, la copine de notre batteur qui s’occupe de nos photos, voilà toute la team.

Quel est ton ressenti sur le milieu artistique, est-ce que les portes s’ouvrent facilement ?

Faut juste savoir s’entourer, après moi ça fait longtemps que je bosse pour de la production donc c’est quelque chose que je sais faire : enregistrer un groupe et produire mon disque. Donc déjà ça fait des frais en moins, car c’est une des barrières majeures aujourd’hui pour beaucoup de groupes. Créer un groupe c’est facile en soi, mais savoir ce qu’on va faire de ce projet, en matière de programmation aussi... c’est difficile de se faire accepter par le milieu, de se faire une place en local et de trouver des concerts. Il y a des choses simples et d’autres plus compliquées. En France, c’est également plus compliqué qu’en Amérique latine ou en Allemagne, qui sont des pays plus ouverts à ce style musical.

Comment appréhendez-vous la soirée TACKT de vendredi ?

On est supers contents, on n’a pas joué à Tours depuis juin, on est sur une bonne dynamique, on a fait quelques dates récemment comme à Nancy ou Paris, on a hâte !

Petite fiche d’identité de Jules :

1 livre :
 La série de BD: Les Mondes d’Aldébaran
1 album : Virtue de The Voidz
1 film : Alien, les premiers de la saga
1 lieu à Tours : la Basilique St Martin
1 concert : le live de Green Day en 2005, Bullet in a Bible

Le nouvel EP est disponible en ligne sur les plateformes de streaming habituelles ou en support physique sur les dates live, comme le Random Greatest Hits en prix libre pour avoir accès à la playlist privée.

Merci à Jules Hureau, chanteur de The Drafts, pour cet entretien malgré le froid polaire.