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Sans intermittents, pas de spectacle vivant !

Cher public sans qui nos métiers ne sont rien, nous espérons votre soutien !

Mesdames et Messieurs,

Pour réaliser ses spectacles, Le Temps Machine, comme toutes les autres scènes culturelles de France, engage de nombreux travailleurs intermittents du spectacle ; des artistes et des techniciens issus de nombreux corps de métiers.

Ces travailleurs alternent des CDD et des périodes chômées, c’est ce que l’on nomme l’intermittence. Le régime d'indemnisation de l’intermittence fut créé afin de sécuriser les parcours professionnels de ces métiers spécialisés, qui sont précaires pour la grande majorité des employés. Une nouvelle fois, ces droits sont attaqués, et leur logique remise en cause, comme les droits de nombreuses personnes, travailleurs, demandeurs d'emploi ou retraités, qui se mobilisent partout en France depuis la mi-novembre.

Le fonctionnement mutualiste et paritaire de l'assurance chômage est peu à peu abandonné et remplacé par des arbitrages politiques. Le gouvernement a adressé une lettre de cadrage aux partenaires sociaux pour leur imposer 3,9 milliards d'économie en 3 ans. Une seconde lettre, rédigée par le MEDEF exige elle, des économies pour nos secteurs dont le montant reste flou, environ 200 millions d'euros d’ici 2020. Cela revient à demander en moyenne 1 000 euros d'économie par an à chacun des salariés intermittents qui travaillent chaque soir pour nos spectacles. Et pour les millions de personnes contraintes de naviguer entre périodes d'emploi et chômage forcé, quels seront encore les sacrifices ?

Au-delà de la condition particulière des intermittents, c'est donc le modèle économique et social sur lequel repose la culture et les politiques culturelles qui sont fragilisés et remis en cause. C'est pourquoi nous voulons :

  • le retrait de la lettre de cadrage gouvernementale du 25 septembre ;
  • le retrait de l'accord du 18 décembre qui en est le prolongement pour les professionnels du spectacle et de l'audiovisuel.

Les salarié-e-s du spectacle et de l’audiovisuel de Tours et de la Région Centre, les organisations syndicales SFA – SYNPTAC - SUD – STAM et la Coordination CIP 37.