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Retour sur... Allotropiques 2020

Publié le 05/02/2020

Pour sa 4e édition, le festival mutant aux effluves hivernales de cocotiers a fait le plein de décibels sur vitaminés !

L'allotropie est un corps qui peut se retrouver sous différentes formes, ainsi, Allotropiques s’est retrouvé dans différents lieux de la Métropole avec plusieurs ambiances : MAME, la patinoire de Joué-Les-Tours, le prieuré de St-Cosmes, la Parenthèse à Ballan-Miré, la chapelle St-Libert, et bien sûr Le Temps Machine.

Pour accompagner ces 3 jours de folles découvertes, on pouvait compter sur une organisation aux petits oignons à commencer par la déco du site principal : caravane vintage en guise de billetterie avec un adepte supposé du SM délivrant le précieux sésame, des dizaines de "potes aux feux" tamisant l'espace extérieur (photophores DIY), un brasero pour se réchauffer et sentir le feu de bois, un food-truck aux très bons burgers et potatoes "home-made", un bar à vin chaud, un studio photo, une équipe accueillante et déguisée en créatures non identifiables (si ce n'est avec 3 grammes dans le sang), avec veste boule à facettes, femme à barbe, serre-tête aux membres de poupées, manteau de fourrure avec cape orange et bonnet de bain banane... (on intègre bien le concept du "je mute avec n'importe quoi" et on adore), la mise en place de navettes retour, la bière Allotropiques - Stout d'Amboise à la robe chocolat et mousse soyeuse -, ou encore les déambulations au mégaphone pour annoncer les animations à venir avec beaucoup d'humour et de second degré !

« Second degré » c'est le leitmotiv du festival, qui te réchauffe en moins de deux. Mieux vaut ne pas se prendre au sérieux. Ici, tu viens comme tu es et tu profites sans trop te poser de questions sur ce que tu viens de voir. C'est barré, décalé, psyché mais de qualité et foncièrement attrayant.

Les soirées étaient denses et cadencées, avec des intermèdes Freak Show organisés par la coopérative d’accompagnement de projets artistiques Les Filles du Jolivet, pendant ou entre les concerts. Ainsi, la Cie Joseph K et la Cie 100 Issues ont orchestré différents numéros répartis entre le hall, les deux salles de concerts et dans les studios d'enregistrement au sous-sol avec comme indication "entre si tu l'oses". Qui dit Freak Show dit chocotte un peu quand même et faut avouer que les 2 min de lancer de couteaux sur une vieille planche à 50 cm des 20 spectateurs admis dans le studio bah t'es pas tranquillou à papoter avec ton voisin malgré la proximité dans ce petit espace insonorisé. Idem pour la prestation du mât chinois qui n'est pas scellé au sol avec une centaine de boulons et des barrières de sécurité tout autour complétés d'un tapis pour le au cas où. Non ici, le mec aux abdos d'acier fait confiance à ses 4 coéquipiers pour lui tenir le mât à l'aide de sangles en cuir. C'est impressionnant, et même si le mât s'est fracassé par terre le samedi soir, il n'y a pas eu de morts.

Le meilleur moment restera la contre visite de l'horreur, accessible grâce à "l'horrible (petit) ticket" remis en main propre aux plus téméraires : 45 minutes de fous rire avec cette fausse visite touristique des alentours de la salle commentée par un guide à l'humour noir et incisif. Mieux valait se fondre dans la masse pour ne pas en prendre pour son grade. Le guide avait une répartie et une inventivité débordantes avec une sacrée dose d'improvisation. Étaient donc présent.e.s avec nous, Mylène Farmer, Jeanne d'Arc, Pedro le roi du black, le consommateur de LSD et surtout... des enfants (amen, espérons que la nuit ne fut pas trop agitée pour eux). Nous avons été ravis cependant d'apprendre des choses tout aussi fascinantes que terrifiantes comme la mort de soldats américains sur le trottoir d'en face, la captivité d'enfants dans le jardin voisin, la fermentation des déjections qui alimentent directement le food-truck, la présence de Xavier Dupont de Ligonnès bien planqué dans la caravane, la petite touche personnelle de Buren pour la déco murale à 100 balles, etc etc. On retiendra surtout l'explication du nom Le Temps Machine : pressé, le directeur répondit à son assistante qui lui demandait de nommer sa salle "je n'ai pas le temps, machine" car évidemment, il ne connaissait pas le prénom de son assistante. Voilà, se cultiver est toujours un savant plaisir !


Mais sinon, la musique ça donne quoi ? Tout bon festivalier qui se respecte, passe d'abord au bar prendre sa pinte ou sa petite coupette de pétillant (pas de jugement on a dit !), met ses petits bouchons d'oreille, fume sa clopette dans l'espace réservé (pour les non fumeurs c'est pareil, t'accompagnes ton pote fumer dans l'espace enfumé donc tu fumes, CQFD) et enfin, se place. 

  • SLIFT - Moment interstellaire 
    • 31 janvier, 21h - 21h55

Ce trio toulousain à l'univers science-fiction, ouvre la soirée de façon assez hallucinante en intensité. Accompagné d'un écran géant diffusant des images psychédéliques aux formes variables, le groupe a fait une prestation remarquée et remarquable. SLIFT, tiré du roman de SF La Zone du Dehors, envoie des sons d'amplis rétro sans tomber dans la soupe vintage très en vogue actuellement. C'est carré avec une batterie à la peau miroir peu imposante sur scène mais volumineuse dans la sphère composante. Les soli de guitare Gibson SG sont construits, millimétrés, jamais trop longs, juste ce qu'il faut, aidés d'une balance d'enfer où la basse s'exprime pleinement. Transpirants après 10 minutes, les musiciens donnent tout et ne ralentiront la cadence qu'au bout de 24 minutes, après une fin de morceau à cheval entre Daft Punk, Muse et AC/DC. Le chant devient secondaire, l'ensemble est mélodieux avec un tempo claquant de rythmes répétitifs. La salle est en forme et s'autorisera quelques légers pogos en marque d'affection. S'inscrivant dans la mouvance du rock garage psyché ou encore krautrock,  c'est sans conteste qu'on prend notre billet pour ce voyage cosmique.

Le trio accorde une place essentielle au visuel que ce soit dans leurs pochettes réalisées par Pierre Ferrero que dans leurs clips. Côté coups de cœur, SLIFT cite La Dusseldorf, Zombie Zombie ou Hawkwind, si jamais vous souhaitez aller plus loin dans le style.

  • The Mystery Lights - L'invasion US
    • 31 janvier, 22h - 22h55

Eux ici ! Fuck les diktats sur le rock à papa has-been, ces californiens-new yorkais assument et sans réinventer le genre du rock garage, le dépoussièrent. Même sans valider la coupe mulet allongée de la claviériste ou les cheveux ondulés so 60's, on se trémousse sur les "whooo" à répétition du chanteur qui saute comme un zébulon en l'air et sautille de gauche à droite avec sa guitare remontée jusqu'aux aisselles. Avec une formation en background un tantinet arrogante, le frontman Michael Brandon aux intonations de Bon Scott, est généreux et ne se lassera pas de partager sa joie d'être présent ce soir en disant "This is our first time here, lovely town !". On regrette le manque de ruptures ou d'un set moins uniforme d'un bout à l'autre, ne permettant pas d'exulter même si la performance est impeccable. C'est fiévreux et viscéral avec un leader omniprésent. Retour pour certains dans la folie des clubs des années 60, baptême pour d'autres, le groupe fédère un large panel de foufous des riffs à l'ancienne et de claviers rétro. C'est décomplexé et bordélique à la fois mais la formation se fraye un chemin solide pour l'avenir. 

Point culture : The Mystery Lights est le premier groupe de rock à avoir signé chez Daptone spécialisé dans la soul et funk, pour leur sous label Wick Records.

  • Toukan Toukän - l'amour des collants zèbre
    • 31 janvier, 23h - 23h55

Habitué du Temps Machine, le duo tourangeau est de retour quelques jours après sa prestation pour les auditions régionales iNOUïS du Printemps de Bourges. Autant cette dernière prestation était délirante, autant ce soir, le son un peu trop fort et la voix de la chanteuse plus fragile. Quoiqu'il en soit, la scénographie est toujours soignée avec une enseigne lumineuse "Toukan Toukän" suspendue derrière le duo et des lianes qui nous plongent dans une atmosphère exotique. Le groupe qui a sorti son nouvel EP le même jour proposait donc ce soir une sorte de Release Party et l'ambiance était électrique. La salle était trop petite, le public s'est donné le mot et une bonne partie des présents ce soir attendaient la prestation. Etienne vêtu d'un collant moulant aux motifs zèbre, ne relâche rien du set sans se lasser de frapper sur ses pads. Laure quant à elle revêt sur sa combi savane, une cape à strass qui habille sa bandoulière de synthé. C'est à la fois léger et explosif avec des bits imparables pour sauter et péter le nez de la voisine. La voix perchée accompagnée au piano contraste avec la puissance du rythme effréné, confirmant la complicité et complémentarité du duo. Jonglant entre une pop chaude acidulée et une new wave plus froide, Toukan Toukän se joue des contraires et ne cesse de progresser dans cette jungle grouillante toujours un peu plus d'adeptes du genre.

  • Naïve New Beaters - les fêlés au cœur patate
    • 31 janvier, 00h25 - 1h30

Quoi de mieux pour clôturer la soirée qu'un gros shaker de bonne humeur aux multiples influences pour réunir tout ce petit monde en une osmose de fête à l'odeur de cocktails bien dosés entre sucre, fruit et alcool ? La grande salle est en ébullition avant même l'arrivée du groupe qui a une scène travaillée avec plus de 2000 ampoules (oui...j'ai presque compté...on ne juge toujours pas) alignées sur des câbles qui pendent dans le vide. En même temps, le chanteur n'a pas la lumière à tous les étages donc autant venir avec le stock d'ampoules. Le trio est en renforcée de 2 musiciennes (claviers, batterie) qui leur donnent du relief, et entrent dans le grand bain hormonal d'une foule de fin de soirée. Ils sont tous habillés à l’identique : pantalon et chemise large avec un côté blanc et un côté "Mondrian" aux carrés bleus, rouges et jaunes. Le chanteur David Boring qui parle comme Homer Simpson avec sa casquette à l’envers, ne manque pas d'humour et enrôle le public en seulement deux phrases. Décalé à souhaits et faux sérieux, les NNBS collent à l'esprit d’Allotropiques. Fort d'un 4e album sorti récemment, le groupe joue ce soir 1h et n'en oubliera pas ses hits comme l'excellent Heal Tomorrow, chanté par la claviériste. Les échanges sont nombreux avec la salle jusqu'à faire monter sur scène une dizaine de personnes pour une chorégraphie de la plus haute difficulté. David se déhanche, ou plutôt chaloupe sévère et demandera au public d'en faire autant »va falloir chalouper de gauche à droite ou de droite à gauche, je vous laisse vous organiser" en scindant la salle en 2 : "west coast" et "east coast". L'ambiance est fruitée, ça remue, ça chante, ça rit. Difficile de classer les NNBS avec des titres très rock où la guitare de Martin Luther BB King s'enflamme sur des nappes de basse plus funk d'Eurobélix sans parler du flow rap/slam du chanteur. C'est complètement déjanté et funky ! 1h c'est court, intense, et assommant car peu de répit. Ce que nous retiendrons : "cœur patate !".

Fin de cette soirée énergique haute en couleurs. Les prestations étaient toutes de qualité et rassemblaient un public plus homogène que celui du lendemain, plus apte à une musique de niche avec des styles bien différents.


Poursuivons avec la soirée du samedi, bigarrée mais non moins exaltante avec trois groupes aux esthétiques bien disctinctes et toujours des performances proposées par Les Filles du Jolivet.

  • LVOE - back to 90's
    • 1er février, 20h50 - 21h45

Les tourangeaux du jour sont 4 sur scène, chacun un style vestimentaire, aux antipodes les uns des autres et pourtant ils forment un bel ensemble où tout le monde peut s'y retrouver. Nostalgique des années 90 et d'Hartley Coeur à vif, LVOE se veut sans prise de tête avec comme objectif : le plaisir de jouer. La voix du chanteur est claire, limpide et chaleureuse, amplifiée avec un peu de reverb non sans déplaire. Le groupe, composé de Marine à la batterie, Clément à la basse, Charles-Elie à la guitare et Romain au chant, est décontracté et plaisant à écouter. Oscillant entre sonorités rappelant Blur ou Oasis que ce soit dans la posture du chanteur, les nappes aériennes et la basse toute en douceur mais bien charpentée, LVOE porte bien son nom. Ça sent l'été, les amours à venir, les jus de de pamplemousse à siroter sous un tilleul ou les virées entre potes de fin d'études. On aime l'attitude nonchalante sans pour autant mettre de côté la musicalité. Le set est hétérogène, permettant à chacun de s'identifier et d'apprécier à sa juste valeur différents moments de la prestation. Le quartet gérera sans problème le bug informatique qui lancera deux titres en même temps en ironisant et surtout mettra chaos l'assistance avec l'avant dernier morceau à l'interlude électro rock jouïssif. Merci au chanteur de laisser la place et de mettre en avant l'unité. LVOE n'a pas pour ambition de remplir des stades et de mouiller les p'tites culottes mais de partager et de réunir des horizons différents sur un même temps. C'est donc avec un brin de douceur et des riffs oubliés, que LVOE réussi à transporter le spectateur dans son adolescence révolue plus ou moins bien vécue. 

L'ITW imprévue : le hasard fait les rencontres et au coin du fumoir, j'ai pu échanger quelques mots avec Romain. Adorateur de Manchester qui "mixe le groove et la chanson, la réunion de deux mondes sans lendemain qui vivent l'instant présent", explique : "Au départ on était 4 chacun de notre côté à faire de la musique, depuis 2015 mais sans que ce soit un groupe. On a eu plusieurs propositions de concerts mais on a du tout refuser par manque de groupe à proprement parler. LVOE dans sa formation actuelle a 2 ans. On a signé notre EP avec Joe Foster de Creation Records" (big up à Jesus & Mary Chain) "J'aime beaucoup Bob Gillespie par exemple de Primal Scream" (re big up à Jesus & Mary Chain) "LVOE est avant tout un nom visuel. Il nous fallait un nom, on a échangé entre nous sur FB des dizaines de propositions et puis quand on a vu celui-ci, ça a été unanime".

  • Von Pourquery - l'OVNI
    • 1er février, 22h05 - 22h55

Il y a des moments de communion où l'étincelle apparaît sans qu'on puisse l'expliquer. C'est un peu ce qui est arrivé pendant la prestation de Thomas De Pourquery. Leader du groupe Supersonic, Thomas lance un nouveau projet avec Sylvain Daniel et David Aknin sous le nom de Von Pourquery.  La grande salle est pleine pour l'accueillir mais au fil du set, la salle s'est vidée, avant de se remplir pour les deux derniers titres. Assez incompréhensible tant la performance était grandiose, entre poésie et frénésie, menée par un chanteur-musicien totalement habité et à la voix de dingue. Sa tessiture est monstre, sa présence est grande, et sa musique est hypnotique. Alors certes, cela parait peut-être trop travaillé mais on ne peut qu'applaudir, notamment le batteur et le bassiste qui maîtrisent leurs instruments d'une main de maître. Thomas joue du piano et du saxo, alterne chant grave et aiguë et captive l’assistance d'un regard ou d'un coup de déhanché savant quand il vient au-devant de la scène. Tout de noir vêtu avec béret et barbe bien taillée, ce descendant de viking parisien déroule un set aussi fort émotionnellement que musicalement. Inclassable, plusieurs styles sont représentés dans un mélange subtile et d'une grande finesse à la limite entre sensualité à la voix suave et électro délirante à la voix haut perchée : soul, électro, rock, pop... Le final a vu une déferlante de bits électro renforcés par la batterie et la basse, pendant plus de 10 minutes, laissant le reste des spectateurs ébahis et unanimes : ce mec est dingue. 

  • Frustration - du froid, naît la sueur
    • 1er février, 00h - 1h10

Dernière ligne droite ! Les fans sont là avec des T-shirts à l'effigie du groupe prêts à se prendre une raclée bien violente. Emmené par Fabrice Gilbert, Frustration fait figure d’aîné dans ce festival et semble bien vouloir asseoir sa notoriété. Les influences sont claires : Joy Division (écoutez le titre Empires of Shame) ou Killing Joke. Toutefois, Frustration a gardé la hargne des punks et se retrouve pile poil entre deux eaux, aux confluences du punk et du post-punk. L'entrée de scène est crescendo avec un fond sonore répétant "frustration frustration frustration" avant d’entamer une ligne de basse démentielle pour enfin lâcher les chevaux. Une fois la claque d'entrée passée, on se lasse d'un manque de renouveau dans les titres. On aime évidemment la voix caractéristique au genre, monocorde et oppressive mais il manque un déclic qui ferait basculer dans l'euphorie. Ils sont 5 sur scène et musicalement, ça roule. Le son est lourd, angoissant et apporte son lot de bousculades au premier rang et le tout premier slam de la soirée (il n'y en aura qu'un). Le chanteur n'hésite pas à donner son avis et ses opinions sur les faits de société quand il s'agit d'expliquer les titres à venir "ce titre est pour parler de ces putes de passeurs et des flics qui n'ont pas de dignité pour les migrants. 2000 migrants sont décédés, et ceux qui arrivent, on ne leur donne même pas de quoi manger et dormir, soit le minimum de la dignité humaine" après deux trois sifflets, Fabrice Gilbert rétorque "ta gueule, j'fais pas de la merde comme U2, j'parle pas de ma mère en concert moi tu vois". Même si ce petit moment de tension peut surprendre, la foule n'en tiendra pas rigueur puisque le groupe reviendra avec un rappel de 3 titres, toujours aussi cinglants avant de défier les plus téméraires au babyfoot après le concert en repartant sur la démo du début "frustration frustration frustration". C'était nerveux, rugueux mais enrobé d'une classe assez naturelle de ses protagonistes.


Sinon entre deux morceaux tu vas faire un tour à la "minidiscoteca" dans un des studio d’enregistrement avec les mix de la femme à barbe en tout petit comité, ambiance twin peaks : murs rouge et blanc, peu de lumière, des sons, un canapé, peu de gens mais des gens quand même, bref instant d'hallucination où tu te dis "c'était ma dernière pinte".  Manquait plus qu'une bûche pour partenaire (tu l'as la référence ?).

Le clap-clap standing ovation va droit aux techniciens du son qui ont assuré 2 soirées d'une qualité exemplaire, si ce n'est un petit relâchement sur les décibels dans la partie Club le vendredi soir. Quelle claque de ressentir à la fois la batterie, la basse, le chant et les guitares de façon distinctes, claires, et vrombissantes de puissance !

Parlons de Premier patin !, 2ème édition, à la Patinoire de Joué-Lès-Tours. Succès moins édifiante que l’an dernier, mais succès quand même. Quelques curieux patineurs sont venus se prêter au jeu du patin sur glace. Le tout mis en musique par un DJ Squirrel en tour de chauffe pour le mix pailleté prévu le soir-même en clôture de la soirée au Temps Machine.


Quelques phrases glanées entre deux verres (pinte ou coupette, on ne juge toujours pas) avec des Allotropieurs sur les raisons de leur présence : 
Le copain conquis - "Ma copine était là hier soir, elle a kiffé donc je suis venu l'accompagner, à refaire ! "
L'habitué - "J'ai la carte du Temps Machine, même sans regarder la prog je serais venu"
Le fan avec le pote relou - "Je suis venu pour les Naïves, je viens de Poitiers, je n'avais pas regardé le reste de la prog ni compris le concept des Allotropiques, c'est super, on s'éclate" - son pote renchérit "et les burgers auprès du feu sur un parking, fallait y penser par contre j'trouve pas les chiottes"
Les frangins - "On aime l'ambiance décontractée et les découvertes, on regrette de ne pas avoir pris notre pass"
L'homme aux Carambars - "c'était ça ou The Voice. Non j'déconne en fait c'est le seul pub du coin avec flipper et baby-foot"
La copine compatissante - "ah non mais la claque quoi ! Ma pote s'est faite larguer alors j'ai récupéré la place de son mec et finalement, elle a bien fait de se faire larguer parce que c'est énorme ce soir" 
Le bourré - "euh j'ai vu une affiche je crois, c'était cool"
La maman - "je sais que les gens sont sympas ici et avec plusieurs activités dans la soirée, mes filles ne s'ennuient pas, la preuve elles en redemandent"
L'indécis grillé - "je suis venu un peu par hasard ce soir, j'pense pas être là demain mais c'était une excellente soirée" - le lendemain, même mec, même endroit "oui bah je suis revenu au final, j'ai mal au crâne mais j'assume"

En somme : c'était bien, vivement l'année prochaine.